Communiqué d’Oran : Démenti

Le Collectif est ahuri de prendre connaissance d’un post sur la page officielle du CHU d’Oran annonçant qu’il a porté plainte contre des résidents qui seraient « … entrés par effraction aux services de Gynécologie-Obstétrique et Médecine interne et obligé leurs collègues -qui ont décidé d’arrêter la grève et reprendre le travail- à quitter leurs services en usant de la force … » !

Le supposé incident date du 20/05/2018 où quelques représentants du CAMRA se sont déplacés au service de Médecine Interne afin de rencontrer ses résidents à la demande de ces derniers. Une discussion sereine a eu lieu dans la salle de travail du personnel médical et qui portait sur les bases réglementaires révoquant ces forfanteries de peines et d’exclusions aberrantes.
Ce qui mérite mention c’est que Mr le surveillant ou vigile du service a essayé à mainte reprises de s’immiscer dans cette réunion puis quitter les lieux à la demande des résidents du service ; seulement pour revenir quelques minutes plus tard avec les gardes de l’hôpital. Ces derniers, observant le calme voir la convivialité dans lesquelles se déroulait cette réunion, ont quitté la salle aussitôt sans faire la moindre remarque.
Deux de nos représentants ont ensuite répondu à l’appel du chef de service pour un entretien qui a porté sur les menaces creuses que balançait ce Professeur, puis sur l’enjeu de sauvegarder l’action nationale. Cet entretient était des plus sereins et est fini par une sorte d’entente et un sourire des deux côtés ; d’où notre ahurissement de ce dit rapport et cette flamboyante sournoiserie.

Par ailleurs, à la maternité, bien que de plus pressantes intimidations et menaces aient été menées contre les résidents du service, aucun résident ou représentant présent au CHU ce jour n’a approché le service. Cette plainte serait une affabulation montée de toute pièce.

Le Collectif se doit de rappeler l’opinion publique que l’incompétence, l’entêtement et la mauvaise gestion de l’administration de cet hôpital est la détente même de notre dernière action de durcissement. En effet, le directeur de l’hôpital a procédé à l’exclusion des candidats au DEMS ainsi que les résidents du CCF et d’autres résidents. Il avait refusé de se réunir avec les représentants afin d’éclaircir la démarche qui était des plus anarchique ; opaque et abusive. Nul ; patient, professeur, résident, employé quelconque de la structure ; n’est ignorant de l’état catastrophique de l’hôpital en question, l’état de promiscuité, de vétusté et de délabrement de ses pavillons malgré les opérations de restauration répétitives et couteuse. Le manque paralysant de matériels, équipements, médicaments et consommable, et surtout ; de l’ingérence de l’administration, cet organe bureaucratique pléthorique avec son service financier douteux et incorrigible.

Le Collectif se désole profondément de la passivité de nos ainés envers cette médiocrité transgressante, et est le plus affligé de voir certains chefs user de leur autorité, péchant dans les eaux troubles afin de parvenir à leurs propres fins, au lieu de joindre leurs voix à celles de leurs élèves dont le combat n’aurait tant duré si renforcé par un soutien effectif et personnifié.

Les résidents ne cesseront ne démontrer leur éveil, cohésion et inlassabilité au combat pour le bien commun et l’avenir qui leur permettra de construire sur leur propre terre.

Collectif des Médecins Résidents d’Oran

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Une pensée sur “Communiqué d’Oran : Démenti

  • 30 mai 2018 à 07:42
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    Le mal de la santé en Algérie réside dans ses soit disant professeurs,la plupart incompétents,chyatines.ils n assurent rien en enseignement, ils n’ont rien à donner. Courent derrière les remplacements, les congrès à l’étranger pour tourisme et shoping.

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