Communiqué National

Alger, le 04/04/2018

Communiqué

Nous résidents algériens en sciences médicales avons pris acte de la réunion qui s’est tenue le 1er avril 2018 entre nos représentants et monsieur le ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière et du Procès verbal de trois pages l’ayant sanctionné.

Après cinq mois d’un mouvement de protestation ayant mobilisé des milliers de médecins résidents à travers le territoire national, nous constatons amèrement l’absence de propositions concrètes pouvant apporter une solution satisfaisante aux revendications que nous n’avons cessé de marteler à travers de multiples actions pacifiques.

Les mesures proposées par la tutelle restent loin des attentes de celles et ceux ayant sacrifié cinq mois de formation et bravement boycotté l’examen de DEMS, et ce malgré toutes les intimidations, la ratonnade et les arrestations ayant eu lieu en marge de ce dernier.

Nous tenons également à condamner le déferlement de haine médiatique ainsi que les tentatives désespérées de détournement de l’opinion publique ayant suivi la réunion, feignant le dénouement de la crise, alors qu’aucune décision n’avait encore été prise.

Nous déplorons la lenteur et le manque d’initiative dans la prise en charge de nos revendications, cette attitude étant préjudiciable à notre formation, à la bonne marche ainsi qu’à la continuité des soins prodigués au niveau des structures hospitalières nationales.

Il a aussi été constaté que le spectre de l’année blanche a été agité à tout va par des cercles et des entités, usant de procédés iniques mais loin de constituer une menace concrète pour les médecins, et ce dans un but d’intimidation et de menaces, alors même que la déclaration d’une année blanche est une prérogative relevant uniquement du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Puis, bien au-delà de nos revendications, et bien au-delà de cette grève, il y a notre insurmontable douleur face à notre frère et confrère Dr Bellatrach, fauché par une violence érigée en véritable ligne de conduite face à de jeunes médecins désarmés et livrés à la haine de la blouse blanche. Ce jeune médecin de 29 ans est à ce jour hospitalisé pour la prise en charge de lourdes séquelles, conséquences des coups portés à sa tête le 03 janvier 2018 lors d’un sit-in national pacifique au CHU Mustapha Pacha.

Nous exigeons des autorités l’application stricte de la loi les préjudices physiques et moraux encourus, ainsi qu’une prise en charge à l’étranger si besoin.

Après la tenue d’assemblées générales sur l’ensemble du territoire national, il a été décidé à l’unanimité le maintien du mouvement de protestation et son durcissement. C’est avec une indéfectible volonté et une motivation inébranlable que nous nous apprêtons à poursuivre ce mouvement légitime basé sur des droits inaliénables. Le gel de la grève ne sera envisageable qu’après satisfaction de nos revendications.

Ceci dit, nous restons ouvert au dialogue et à la négociation afin d’aboutir à des solutions concrètes ; efficaces et durables à nos revendications tant légitimes que réalisables.

 

FIERTÉ, DIGNITÉ, SOLIDARITÉ

Bureau National du CAMRA 2017

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